Education

Le gouvernement et quelques syndicats du secteur de l’éducation (sans le Slecg original, principal meneur de jeu) sont parvenus à un accord de principe mardi 28 janvier dans la soirée, sur l’améliorat

Par africamedia224 - 30 Jan 2020 à 00:07
Le gouvernement et quelques syndicats du secteur de l’éducation (sans le Slecg original, principal meneur de jeu) sont parvenus à un accord de principe mardi 28 janvier dans la soirée, sur l’améliorat

Le gouvernement et quelques syndicats du secteur de l’éducation (sans le Slecg original, principal meneur de jeu) sont parvenus à un accord de principe mardi 28 janvier dans la soirée, sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants toujours en grève.

 

Après deux jours de négociations (en l’absence du slecg d’Aboubacar Soumah), le gouvernement, à la place d’une amélioration du salaire indiciaire, a accordé aux enseignants une prime spéciale selon les zones qui varie entre 450.000 et 1.300.000 fg.

 

 

Le même accord du 28 janvier prévoit le recrutement ou l’engagement à la fonction publique des jeunes sortants des universités et des écoles d’enseignement.

 

Une branche de l’USTG parle passionnément de « prime consistante jamais obtenue pour les enseignants ». Or pour le Slecg original d’Aboubacar Soumah, il s’agit d’un bonus « Surement, ils ont prévu quelque chose à ajouter à la fin de ce mois. Mais soyez pas dupes. Il paraitrait qu’ils ont procédé à l’augmentation en grade et en échelons pour tous les travailleurs. Mais en principe, ce n’est pas une augmentation. » a martelé le leader du Slecg selon lequel « C’est la dernière grève du Slecg autour des 8 millions de fg et quelles que soient les conséquences, il faudrait qu’on resserre les rangs et les ceintures ».

 

Et  le bureau exécutif  national du Slecg a demandé aux enseignants de rester mobilisés et déterminés pour la victoire finale, car, renchérit Aboubacar Soumah « Toute augmentation qui ne découlerait pas d’un protocole d’accord entre le slecg et le gouvernement n’entrainera pas une suspension de la Greve. Le SLECG rappelle que seul le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, le camarade Aboubacar Soumah est habilité à suspendre ou lever le mot d’ordre de grève après avoir consulté la base. La grève continue ».

 

Après avoir indiqué que l’augmentation en grade et en échelon, est un droit et une compensation du retard accusé depuis 2009, Aboubacar Soumah, leader du Slecg et meneur de jeu de la grève des enseignants a souligné que « Le SLECG toujours soucieux de la quiétude sociale, est disposé à négocier avec le gouvernement et il met également en garde que tout protocole issu de ces négociations (avec les autres syndicats) sont nuls et de nul effet ».

 

 

Et malgré la publicité autour de l’accord sur la prime spéciale accordée aux enseignants, le mot d’ordre de grève est bien et les cours sont toujours perturbés dans les établissements scolaires à Conakry et dans les régions de la Guinée. Pour le ministre de l’Enseignement Technique et du Travail, le président Alpha Condé est engagé à satisfaire les enseignants dans leurs revendications.

 

 

Cependant plusieurs enseignants se sont réveillés mercredi avec la décision d’en découdre avec les ministères de l’éducation et de la fonction publique qui ont bloqué leurs salaires au nom des mesures conservatoires insensées et sélectives ; une autre source de conflit dans un pays déjà  secoué par plus d’un an de turbulences socio-politiques.